🏛️ L’événement qui inspire les architectes et les designers
Le salon Architect@Work 2025, qui se tient à la Paris, reste un rendez-vous incontournable pour tous les professionnels de l’architecture et du design d’intérieur.
Cette année, j’ai eu la chance d’y aller dès le premier jour, curieuse de découvrir les tendances, les innovations et surtout, l’esprit qui anime notre métier en 2025.
Et si je devais résumer mon ressenti en quelques mots :
Art Déco, géométrie, couleur et artisanat d’art.
🌈 Couleur et motif : le grand retour de la matière expressive
Première constatation en arpentant les allées : la couleur est de retour, et elle ne fait pas les choses à moitié.
L’Art Déco s’impose comme un fil conducteur, entre motifs géométriques audacieux, textures assumées et formes architecturées.
Les années 70 revisitées insufflent une atmosphère à la fois rétro et contemporaine : teintes bordeaux, beiges, bruns profonds, reflets dorés.
Tout ce que j’aime, des espaces qui assument leur identité, des matières qui racontent quelque chose, des intérieurs qui vibrent.

Cette profusion de motifs et de teintes montre une chose : la matière reprend sa place dans le langage de l’architecture intérieure.
Les surfaces ne se contentent plus d’être lisses ou neutres, elles deviennent expressives.
🌿 Durabilité : faire mieux avec moins
Côté innovation, peu de révolutions technologiques cette année, mais une vraie cohérence autour d’un thème : la durabilité raisonnée.
Beaucoup de matériaux recyclés ou issus du réemploi, que ce soit dans la peinture, les revêtements ou les panneaux acoustiques.
Un stand a particulièrement retenu mon attention : celui de Swiss Krono, fournisseur suisse de revêtements.
Leur innovation ? Des panneaux en OSB recouverts d’une fine feuille de bois véritable, offrant ainsi une finition bois authentique tout en conservant un excellent rapport qualité-prix.
Ce concept m’a fascinée, car il incarne parfaitement la logique d’équilibre actuelle : allier esthétique, accessibilité et conscience environnementale.
L’OSB, fabriqué à partir de copeaux de bois compressés et collés, permet une valorisation intelligente des ressources.
Et lorsqu’il est habillé d’une feuille de bois naturelle, il conjugue l’aspect noble du matériau avec une sobriété écologique et économique.
C’est une démarche que je trouve inspirante : la durabilité ne doit pas être un luxe, mais une normalité accessible.
🪵 Retour à l’artisanat d’art : le goût du dessin et du geste
S’il y a bien une rencontre qui m’a marquée sur ce salon, c’est celle avec Harrison, créateur du compte @quotidiens_darchitecture.
Un architecte qui travaille uniquement à la main, sans logiciel ni 3D, et qui remet le dessin au cœur du métier.
Il rappelait que dessiner ou digitaliser prend le même temps, mais que le regard porté sur le travail diffère.
Le digital a peut-être fait perdre une partie de nos archives, mais surtout une certaine valeur du geste.
Et je comprends totalement sa vision : revenir à l’essentiel, au temps de la création et à la réflexion avant la production.
Pour ma part, j’ai choisi le digital. J’utilise AutoCAD, SketchUp, Enscape et parfois l’IA parce que c’est un langage dans lequel je me sens à l’aise et performante.
Mais je partage totalement sa déontologie : l’important, ce n’est pas l’outil, c’est l’intention.
Je pense que trop d’architectes aujourd’hui sont dans le conceptuel,
et peut-être qu’au fond, moi aussi je l’ai été ou je le suis encore, sans le vouloir.
Mais c’est justement pour ça qu’il faut continuer à se questionner, à chercher le juste équilibre entre technique et sensibilité, entre innovation et émotion.

💻 Entre digitalisation et humanité : une question de sens
Face à cette effervescence de technologies et de concepts, une question me traverse :
L’architecture prend-elle une nouvelle direction avec le digital ?
Entre le besoin de rapidité et la course à l’image, on oublie parfois le temps long de la réflexion, celui où un espace se pense, se ressent, se vit.
Je crois qu’un bon architecte d’intérieur n’est pas seulement un concepteur de plans, mais un passeur d’émotions, un interprète du quotidien.
Trouver des solutions, tout le monde peut le faire.
Mais trouver la bonne solution, celle qui correspond à une personne, à une façon de vivre, à une émotion, ça, c’est autre chose.
C’est ce que je cherche à faire à travers Lunello : des projets à la fois fonctionnels et sensibles, où chaque détail a du sens, où la couleur raconte une histoire.
✨ Conclusion : et si l’essentiel, c’était le sens ?
Le salon Architect@Work 2025, à Paris, confirme une évolution majeure du design d’intérieur : celle d’un retour à l’artisanat d’art, à la durabilité et à l’émotion dans la création.
L’avenir de l’architecture d’intérieur ne réside pas dans la surenchère des concepts,
mais dans le retour à l’essentiel, à l’humain et au savoir-faire.
Pour moi, la véritable innovation consiste à concevoir avec sens et sincérité, à créer des espaces qui racontent une histoire et révèlent la personnalité de ceux qui les habitent.
Et au fond, qu’est-ce qu’un bon architecte d’intérieur ?
Peut-être simplement quelqu’un qui cherche, chaque jour, à être la meilleure version de soi-même,
en posant d’abord les bonnes questions, avant de dessiner les réponses.